Michael Muia exploite son salon de coiffure depuis plus de 39 ans et le connaît sur le bout des doigts. Mais lorsque la pandémie de la COVID a frappé, tout a changé. Au lieu de résister aux changements qui s’opéraient dans le secteur de la coiffure, Michael Muia a saisi l’occasion de transformer son modèle d’entreprise sur le plan numérique, ce qui a permis à son salon de demeurer en activité.
Michael’s Hair Design & Day Spa est le plus grand salon de Thunder Bay et s’est bâti une fidèle clientèle depuis plus de 39 ans. M. Muia, le propriétaire du salon, affirme que sa marque était florissante avant que la pandémie ne frappe. Il estime que le succès de son entreprise repose sur le fait qu’il est prêt à apprendre, à s’adapter et à évoluer. Même avant la COVID, M. Muia explique que lorsqu’il voyageait, il prenait souvent le temps de visiter d’autres salons et entreprises de beauté pour observer leurs activités. Il cherchait à en tirer des connaissances qu’il pouvait ramener chez lui et appliquer à son propre salon. M. Muia ne se contente pas d’être satisfait; il est toujours à la recherche d’occasions d’optimisation.
Lorsque la pandémie a frappé, les salons de coiffure comme celui de M. Muia ont été parmi les entreprises les plus durement touchées. Avec un grand bâtiment à entretenir et une équipe importante à soutenir, ses dépenses étaient élevées. Avant la pandémie, le salon n’avait jamais cherché à obtenir d’aide financière. « Je n’ai jamais vraiment profité des subventions offertes, simplement parce que nous nous débrouillions bien. Je me disais que les entreprises qui en avaient vraiment besoin pouvaient les demander », explique-t-il. Mais avec la pandémie qui faisait rage, il savait qu’il aurait besoin d’aide pour tenir le coup. « Nous étions pratiquement paralysés. Nous avions besoin d’assistance vitale », se souvient-il.
- Muia a commencé à chercher des possibilités de financement et a découvert la Subvention pour l’optimisation en matière de numérique de Digital Main Street qui offre aux petites entreprises brique et mortier une évaluation numérique, une formation en ligne et une subvention de 2 500 $ pour mettre en œuvre leur Plan d’optimisation en matière de numérique.
Le propriétaire du salon s’est inscrit au programme et a plongé tête la première dans les modules d’apprentissage. Il avait hâte de trouver des moyens de rationaliser les efforts de marketing et les opérations de son entreprise. Le Plan d’optimisation en matière de numérique qui en a résulté avait deux objectifs : le premier consistait simplement à trouver un moyen de générer suffisamment de revenus pour survivre à la pandémie, tandis que le second était d’utiliser la pandémie comme occasion de faire évoluer son entreprise pour mieux s’adapter aux changements qu’il voyait se dessiner dans l’industrie.
Les cartes-cadeaux ont été l’une des principales sources de revenus pour le salon pendant la pandémie. Il était important pour M. Muia que ses clients sachent que s’ils investissaient dans une carte-cadeau pour un membre de leur famille ou un ami, ils auraient la chance de l’utiliser après les fermetures. Il est d’avis que la solide image de marque du salon et sa présence sur les médias sociaux lui ont permis de projeter l’image d’une entreprise capable de résister à la tempête, même pendant une période incroyablement difficile.
Avec la vente de cartes-cadeaux qui contribuait à augmenter les recettes, M. Muia s’est concentré sur l’optimisation des méthodes de marketing et des opérations de son entreprise afin de préparer un retour en force. Il est passé des canaux médiatiques plus traditionnels aux canaux virtuels comme Facebook et Instagram. Bien que le salon eût déjà une forte présence sur ces plateformes, il n’avait pas encore essayé la publicité payante. « À un moment donné, nous dépensions 50 000 à 60 000 dollars par an pour la publicité traditionnelle. C’est beaucoup d’argent pour un salon de coiffure », explique M. Muia. Après avoir investi une partie des fonds de la subvention dans des publicités payantes sur Facebook et Instagram, M. Muia dit qu’il était clair que le marketing numérique irait beaucoup plus loin pour le salon que n’importe quel autre média. « Tout le monde ne lit pas le journal, mais tout le monde regarde son téléphone », explique-t-il.
Une deuxième méthode de marketing qui s’est avérée très efficace pour le salon est la messagerie texte. M. Muia a investi une partie de sa subvention pour travailler avec un expert en marketing numérique qui a aidé le salon à mettre en place des communications par service de messagerie texte. Ainsi, le salon est arrivé non seulement à diffuser ses campagnes de marketing directement aux téléphones de ses clients, mais aussi à rationaliser les communications par rapport aux rendez-vous à venir. Les communications par messageries se sont donc révélées être plus qu’un simple canal de marketing efficace. Elles ont permis à l’entreprise d’économiser de l’argent en heures de travail et d’alléger ses opérations, car elle n’avait plus besoin d’autant d’aide administrative.
Aujourd’hui, M. Muia affirme que son entreprise commence à reprendre de l’élan, mais il ne considère pas ce succès comme acquis. Il continue à trouver de nouvelles façons d’appliquer ses connaissances aux activités de marketing et aux opérations de son salon et il est reconnaissant au programme de la Subvention pour l’optimisation en matière de numérique de l’avoir aidé à maintenir son entreprise à flot. Après avoir perdu près des deux tiers de son équipe pendant la pandémie, le salon se prépare à embaucher de nouveaux employés et c’est ce dont M. Muia est le plus fier. « Les gens travaillent de nouveau. Et c’est formidable. »


